Crypto-monnaie

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Crypto-monnaie : c’est quoi exactement ?

Cela fait maintenant quelques années que la crypto-monnaie fait parler d’elle. Vous en avez certainement déjà entendu parler, mais seriez-vous capable d’expliquer ce que c’est ? Et pourtant, c’est quelque chose qui prend progressivement de l’ampleur dans l’univers des finances et des banques. Il est donc essentiel d’avoir des connaissances sur le sujet si nous souhaitons faire partie des investisseurs des années à venir. Nous avons donc décidé de nous étaler sur les tenants et les aboutissants de cette monnaie dématérialisée. Zoom sur cette nouvelle mine d’or virtuelle.

Commençons par définir la crypto-monnaie.

La monnaie cryptographique (d’où la dénomination de crypto-monnaie), c’est en quelque sorte de l’argent virtuel. Il s’agit d’une valeur monétaire conservée sous forme magnétique et électronique. La valeur utilisée dans la conception de la crypto-monnaie est identique à celles des autres formes monétaires courantes. Le seul point qui la distingue est son caractère virtuel. Les monnaies cryptographiques ne sont pas disponibles sous forme physique (pièces et billets). Il s’agit aussi d’une monnaie ayant subi un encryptage. Il faut donc posséder le moyen de décryptage correspondant pour pouvoir l’utiliser. Le cryptage consiste en informations sur le propriétaire (données biométriques, par exemple).

Les données permettant le cryptage de la monnaie sont conservées dans un ensemble de fichiers appelé « blockchain ». Ce réseau dont dépend le chiffrement assure la sécurité à ce genre monétaire différent. Il contient une sauvegarde des transactions au cours de laquelle une crypto-monnaie est intervenue. D’ailleurs, le registre en question est accessible à tous. Vous vous êtes déjà certainement demandé le mode de fonctionnement de cette monnaie. Elle s’utilise de la même façon que l’on utilise l’argent physique. Vous pourrez l’utiliser pour des achats, des emprunts, des ventes… Les usages de l’argent visible peuvent être reproduits sur cette monnaie virtuelle.

Cependant, la crypto-monnaie est encore actuellement un moyen alternatif de paiement, en raison de l’absence d’une législation sur son cours partout dans le monde. Elle n’est donc pas régie par les institutions bancaires, et encore moins par les gouvernements. Pour faire simple, la crypto-monnaie est la version financière d’un logiciel libre, un outil accessible à tous sans qu’il n’y ait de contrôle par la banque. Néanmoins, elle est protégée de la fraude et des fluctuations du cours par une structure de preuve de travail.

Puisque vous avez déjà certainement entendu parler de crypto-monnaies, vous pourriez certainement en citer un : le Bitcoin. Plus tard, d’autres monnaies sont apparues en suivant la même méthode d’implémentation. La majorité de ces crypto-monnaies a établi une limite supérieure en masse monétaire qu’il est impossible de dépasser. La masse monétaire augmentera alors progressivement jusqu’à toucher ce plafond. Cette précaution sert à diminuer la probabilité d’une hyperinflation, et maintenir le caractère rare de cette monnaie, de la même façon qu’on conserve la valeur de l’or ou du platine.

Sachez aussi qu’il est impossible de garder l’anonymat lorsqu’on procède à transactions avec les crypto-monnaies, bien que certains aimeraient bien que ce soit le cas. Le réseau constitué par la blockchain est un livre ouvert où tout le monde peut lire les mouvements d’argent. Ainsi, il contient les adresses électroniques du donneur et du récipiendaire. Toutefois, il existe quelques crypto-monnaies utilisables en restant complètement anonyme (Zerocoin, Black Coin, Zerocoin, Darkcoin).

La naissance des crypto-monnaies

En 1998, Wei Dai décrivait déjà la B-money, un monnaie qui serait utilisée de manière anonyme et uniquement en ligne. Ce fut la première inspiration à l’origine de la naissance du système. De cette idée, Nick Szabo, un informaticien a initié à la création d’une preuve de travail munie de réponses cryptées mais publiques. La création du célèbre Bitcoin a finalement eu lieu en 2009 avec un algorithme SHA-256. L’algorithme est donc à la base de la mesure économique utilisée pour la sécurité de la monnaie. Celui utilisé pour le Litecoin est par exemple un script dont les performances sont plus élevées. Concrètement une crypto-monnaie est donc définie par la preuve de travail.

La preuve de travail, comment la définir ?

PoW ! Ce sigle apparait souvent sur internet. Maintenant, vous savez qu’il signifie simplement « Proof of Work », la traduction anglaise de « preuve de travail ». Il s’agit d’un système dont la conception et la fabrication nécessite beaucoup d’argent et d’énergie. Pour vous expliquer cela plus simplement, c’est une donnée qui protège la monnaie des malversations, faisant appel à une puissance de calcul énorme de la part de l’ordinateur qui la demande. Même si le système de codes est compliqué, il est accessible et reste lisible. Il est d’ailleurs au cœur du fonctionnement de la crypto-monnaie.

Les crypto-monnaies les plus connues.

Bitcoin : la première-née de la série

On ne peut tout simplement pas parler de crypto-monnaie sans faire référence au Bitcoin. Nous devons sa création à un dénommé Satoshi Nakamoto en 2009, mais il s’agit simplement d’un nom d’emprunt. La vraie identité du créateur de la crypto-monnaie la plus célèbre reste donc un mystère. Le Bitcoin s’est imposé comme une alternative à la monnaie classique et a son fondement sur un système de paiement pair-à-pair non régie par la règlementation bancaire et financière traditionnelle ni par l’Etat. Théoriquement, le Bitcoin apporte plusieurs bénéfices. En premier lieu, le chiffrement des transactions les rendent sûres et impossibles à falsifier.

Toute transaction étant collectée sur la blockchain, aucune ne peut être réécrite ni changer. Pour pouvoir le faire, il faut déjà un accès à toutes les machines connectées. Mais le Bitcoin présente aussi un autre avantage : celui de l’anonymat lors des transactions. En effet, il n’y a pas besoin de décliner le nom et l’adresse pour que les mouvements d’argent soient possibles (achats, paiements). Par contre, le fait d’être intraçable et l’absence d’une législation spécifique facilite l’usage du bitcoin dans le blanchiment d’argent du web profond.

Et pourtant, cela n’empêche pas son succès auprès des propriétaires de boutiques en ligne qui utilisent désormais le bitcoin dans leurs transactions. Cette familiarité gagne du terrain tous les jours (la liste des commerçants est visible sur le site correspondant). Notons que le côté pratique de la monnaie en ligne repose sur l’absence de frais sur les transactioncros, qu’il s’agisse de réception ou d’envoi.

Lorsqu’une société opère un mouvement d’argent (paiement ou virement), elle déverse une petite partie  à une banque traditionnelle. Là, on ne s’étonne pas du succès qu’a la monnaie en ligne auprès de ces mêmes opérateurs. Par ailleurs, le bitcoin accuse d’une grande volatilité de son cours. Par exemple, en 2017, une flambée à 600% a été remarquée ! Si au début de l’année, le bitcoin valait 1000$, il a une valeur de 6000$ à la fin de l’année. Et pourtant, sachez que la monnaie est rare puisqu’il y a en tout et pour tout 21 millions de bitcoins aux quatre coins du monde. Le créateur de la monnaie a fait exprès de mettre une limite de nombre pour que celle-ci ait plus de valeur, identique alors à du métal précieux. Il s’agit là de la réflexion de spécialistes monétaires. Toutefois, ce n’est pas un avis unanimement partagé par les économistes. D’ailleurs, beaucoup d’entre eux ont déjà prophétisé la fin explosive du bitcoin depuis longtemps.

Le Bitcoin est la première-née des crypto-monnaies fonctionnelles, mais il n’est plus le seul. On a vu apparaitre le Litecoin, le Peercoin, le Ripple et bien d’autres. Plus bas, vous verrez une énumération non close des monnaies cryptographiques que l’on utilisera pour les transactions en ligne du futur.

En 2011, le Namecoin voit le jour. Cette monnaie fonctionne avec un même système de PoW identique à celui du Bitcoin. Actuellement, 15 millions d’unités sont fonctionnelles, bien que le créateur ait planifié d’en émettre 21 millions. A part le Namecoin, une autre crypto-monnaie est aussi fondé sur l’algorithme SHA-356 : le Peercoin. Celui-ci a la spécificité de ne pas être limité en nombre. Toutefois, avec une inflation de 1% tous les ans, il existe en 24 millions d’unités.

En 2011, le Litecoin a vu le jour et reste un des premiers de la série. Fonctionnant avec l’algorithme scrypt, il est limité à 84 millions, mais 50 millions sont mises en circulation en ce moment. En 2013, une autre crypto-monnaie fonctionnant avec un algorithme identique verra le jour : le Dogecoin. Au départ, il a été limité à 98 millions mais depuis, ce chiffre a été dépassé. Afin de conserver sa valeur, il n’est plus émis qu’à raison de 5,256 millions par an.

Une autre monnaie, le Monero, se distingue du lot. Tout d’abord, son émission a été plafonnée à 18,3 millions. Toutefois, vu que 14 millions sont maintenant en circulation, l’émission sera limité à 0,3 Monero/minute pour réduire l’inflation et la faire passer de 1 à 0%. D’autres monnaies seront disponibles en ligne, ils sont faciles à reconnaitre : MadeSafeCoin, Solarcoin, Ripple, Factom, Bitshares, Ether, Lisk, Dash, entre autres.

Notez que cet argent complètement virtuel n’est pas régi par le système bancaire classique. Toutefois, il a un poids important au niveau du marché économique mondial. Les Bitcoins en circulation pèsent actuellement 42,5 milliards $! L’Ether pèse 34,5 milliards $ et le Litecoin 192 millions de $. La seule existence de ces valeurs démontre la présence d’un barème pour convertir les crypto-monnaies entre elles et faire des échanges avec les devises classiques. En effet, les autorités financières débattent de ce sujet, notamment la possibilité d’utiliser ces monnaies virtuelles pour des achats en toute légalité. Actuellement, elles ne sont contrôlées que dans la mesure où elles sont utilisées dans des transactions illégales et criminelles.

Communiqué

D’après les autorités bancaires, l’usage d’une crypto-monnaie constitue une menace face à l’aptitude des banques centrales à gérer sa valeur au sein de l’univers financier en général. Toujours d’après leurs observations, plus les commerces accepteront les transactions avec la monnaie virtuelle, moins les utilisateurs auront confiance en la monnaie classique habituelle. D’après Gareth Murphy, banquier de profession, la vulgarisation de l’usage de la monnaie virtuelle complique le recueil d’informations à visée statistique concernant l’économie par des agences sous l’égide de l’Etat. Ses craintes concernent l’insuffisance d’encadrement sur les conversions de devises et la politique économique par les banques centrales.

En 2014, Jordan Kelley a créé le Robocoin et a mis en place un guichet au Texas. Ce distributeur pour bitcoins n’a rien de différent des distributeurs des banques classiques. Toutefois, il est muni d’appareils détectant l’identité de la personne qui vient l’utiliser (document d’identité). Depuis mai 2017, on compte au moins 1189 distributeurs de bitcoins répartis sur le globe, et le tarif en vigueur est de 8,82%. A cette époque, 3 distributeurs automatiques étaient installés chaque jour.

Dogecoin dispose d’une fondation œuvrant dans la charité. Celle-ci a été mise en place par l’associé responsable de la création de la monnaie, Jason Palmer. En 2014, lors des Jeux Olympiques en Russie, la fondation a versé des Dogecoin d’une valeur supérieure à 30 000 $, afin de subventionner le déplacement de l’équipe de bobsleigh provenant de la Jamaïque. Il s’est donc créé une réelle collectivité en croissance en lien avec cette crypto-monnaie qui solidifie son assise en faisant des collectes de fonds destinés à aider des enfants vivant un handicap.

Un nouveau paradis pour l’argent et la technologie

Les centaines de monnaies virtuelles sont actuellement des actifs digitaux très appréciés. Le chiffrement et le réseau de la blockchain leur permettent d’avoir une véritable valeur et une protection contre la duplication et l’usage de faux. Les autres crypto-monnaies ont été créées dans un concept identique au bitcoin, mais elles ne différent que de par la technologie utilisée. A titre d’exemple, le Dash est une crypto-monnaie permettant l’anonymat, alors qu’elle est tout aussi sûre et que les mouvements de la monnaie sont nettement plus rapides. Vous pourrez voir l’évolution des cours de ces monnaies virtuelles sur la plateforme Coin Market.

Aujourd’hui, au moins 1195 monnaies virtuelles circulent et 6036 espaces de commerce avec un mouvement de 165 milliards de dollars en capitaux. Au cours de l’année 2017, le marché occupé par le bitcoin est descendu à 56% s’il était de 90% un an auparavant. En ce moment même, l’ethereum occupe 10,79%, tandis que le bitcoin cash et le tether s’alignent derrière. Toutefois, ces statistiques restent instables. Pour connaitre la technique de l’achat et de la vente des monnaies virtuelles (dont le bitcoin), passez sur la plateforme « La Maison du Bitcoin » ou « Coinhouse » si vous êtes en France.

Miner la monnaie : la toute dernière extravagance

N’importe quel mouvement de monnaie marqué dans le registre de la blockchain (ou chaine de blocs) provient du minage. En pratique, on appelle travail de minage la transcription des mouvements de monnaie dans un bloc en faisant intervenir la puissance de calcul véhiculé par l’ordinateur. A la fin d’un bloc, l’intégralité des ordinateurs connectés doit valider la transcription. Il s’agit d’une succession de calculs intriqués dont la difficulté dépend de la notoriété de la monnaie. Le minage de la monnaie est accessible à tous et permet une rémunération. Toutefois, les gains sont plus élevés et les mineurs sont nombreux à mesure que la monnaie est populaire. Il faut aussi opérer avec un ordinateur pourvoyant une grande puissance de calcul.

En tant qu’individu, le minage des bitcoins est très compliqué car la puissance informatique exigée est énorme. Les particuliers se rejoignent donc en collectivités pour partager la puissance des ordinateurs. CryptoFR est un exemple de ces communautés. On peut aussi avoir un abonnement auprès d’un prestataire qui va miner, soit opter pour des crypto-monnaies moins courantes et qui nécessitent donc moins de ressources. Le gain par les crypto-monnaies attire plus de plateformes et d’extensions utilisant JavaScript car grâce aux ordinateurs connectés à leur page, le minage est généré automatiquement. Ce genre de procédé a toutefois des inconvénients. Pratiqué sans la connaissance de l’internaute, il est responsable de l’écroulement des ressources de l’ordinateur connecté, et ainsi de l’étonnement de son utilisateur. Pour pallier à ce problème de scripts, on peut utiliser un logiciel comme Dreadlock.

Bénéfices et contraintes des crypto-monnaies.

Voici la liste des avantages du possesseur d’une crypto-monnaie :

  • Cette monnaie n’est pas régie par une banque centrale. Les actions des autorités financières n’ont donc aucun effet sur elle et ne déterminent pas sa valeur ;
  • La crypto-monnaie est destinée aux transactions sur le web, apparait comme une option intéressante pour l’expansion des ventes en ligne, surtout dans les régions les moins avancées du globe ;
  • Les mouvements d’argent sont consultables par le public, bien que les envoyeurs et les destinataires sont juste désignés par leurs adresses électroniques ;
  • La contrefaçon et l’usurpation d’une transaction est impossible. Les transactions sont tout à fait sûres ;
  • Il n’y a pas de frais à payer pour les transferts ;
  • Les mouvements d’argent sont très rapides (en termes de minutes), ce qui n’est rien en comparaison des 3 jours demandés par PayPal pour virer votre argent dans votre compte bancaire) ;
  • Il n’y a aucune limite géographique et temporelle aux virements ;
  • Il n’y pas de limite inférieure ni supérieure au volume à envoyer ;
  • Les transferts se font directement (plus de banque ni de courtier), avec le système pair-à-pair ;
  • Une transaction faite ne peut être changée ni annulée. Une fois la somme envoyée, elle ne peut plus être retirée ;
  • La crypto-monnaie est utilisable par tous;

Bien entendu, l’usage de la crypto-monnaie n’est pas exempte d’inconvénients. Le premier est l’insensibilité du public vis-à-vis de ce nouvel aspect monétaire. Par crainte ou par manque d’informations compréhensible dans le langage des mortels, l’appréhension est là. Cela réduit la teneur du réseau. Effectivement, la crypto-monnaie aurait une meilleure reconnaissance s’il était possible de l’utiliser pour payer ses courses ou son repas au restaurant.

Là n’est pas la seule contrainte de la monnaie cryptographique. Le péril est exacerbé par la présence d’un trop grand nombre de crypto-monnaies, excessif même. Et on a des doutes sur la meilleure crypto-monnaie à utiliser. Pire, on finit par s’en désintéresser, tellement les informations engloutissent le non-initié. Toutefois, rappelez-vous qu’il s’agit d’un phénomène récent. Il n’est donc pas étonnant que les modèles se succèdent, un peu comme cela a été le cas avec les banques virtuelles.

Par la suite, l’inévitable se produira. Les monnaies vont se concentrer puis certaines vont s’évanouir dans la nature. A ce moment, la crypto-monnaie suscitera alors plus d’intérêt et la compréhension sera plus grande. Un autre détail : la question de la sauvegarde. La monnaie doit être conservée sur un autre serveur ou un autre disque de stockage. Toutefois, en cas de perte de connexion avec ce serveur ou la clé USB, la monnaie sera aussi perdue de manière irréversible. Un autre souci, c’est que certaines de ces monnaies ne sont pas autorisées partout (la Russie reste l’exemple le plus concret). Enfin, les lobbys bancaires voient dans la crypto-monnaie une menace à leur survie. Aussi, ils vont toujours rivaliser avec.

Comment remporter des Bitcoins pour la première fois?

Si vous souhaitez remporter des gains en crypto-monnaie (quelle qu’elle soit), vous allez faire ce qu’on appelle un minage. En d’autres mots, vous allez créer de la valeur. Le terme de minage est inspiré de ce qu’on fait les mineurs du temps de la ruée vers l’or. Voici l’explication simple. Supposons qu’un mouvement de monnaie a lieu. Il faut que toutes les machines connectées le valident, c’est-à-dire opèrent des calculs selon l’algorithme utilisé par la crypto-monnaie. N’importe quel ordinateur peut donc être utilisé dans ce processus. Le gain d’une valeur est donc proportionnel à la participation.

La contrainte à la participation aux calculs de validation du Bitcoin se trouve dans le besoin d’un ordinateur super puissant. Cette monnaie est déjà très populaire. En utilisant les termes mentionnés plus tôt, en lien avec les mineurs de métaux précieux, on pourra dire que tout le monde s’est déjà rué vers ce filon. Les plus aisés de la chasse ont déjà investi dans des équipements ultra-performants, ce qui rend l’accès difficiles aux nouveaux venus peu équipés. Toutefois, il y a encore les autres monnaies moins populaires, qui ont peu de prospecteurs, et qui sont moins consommateurs en preuve de travail. Les gains sont possibles de ce côté. Il y a là un point essentiel pour bien choisir la monnaie dans laquelle vous allez investir.

En somme, si le minage vous intéresse, optez pour une crypto-monnaie peu connue, encore peu explorée par les prospecteurs. De cette façon, malgré le temps que vous allez certainement devoir passer au minage, vos chances de rémunération ne seront pas amoindries. En plus, vous pourrez entrer dans les réseaux de blocs, et obtenir une rémunération proportionnelle à l’effort fourni.

Législation des Crytos-monnaies

La législation appliquée aux monnaies cryptographiques est différente selon les pays. Dans beaucoup de pays, elle n’existe même pas. Autorisées dans les uns, elle est interdite dans d’autres. Les institutions des Etats voient aussi le bitcoin de manière partagée. Par exemple, en Chine en 2014, le bitcoin s’est vu écarté des établissements financiers par la Banque Centrale. La Russie permet la gestion des crypto-monnaies mais les achats y sont interdits.

En mars 2014, l’agence gouvernementale américaine collectant les impôts sur le revenu (IRS) a déclaré le bitcoin comme étant un bien imposable et non de la monnaie. Des impôts seront donc appliqués aux crypto-monnaies. Au moins, cela a le bénéfice de confirmer que le bitcoin est légal. Une publication britannique a comparé le Bitcoin au métal précieux notamment en ce qui concerne le marché. Cette impression va dans le sens de la position de l’IRS, bien que leurs arguments soient différents.

La monnaie cryptographique a aussi suscité des controverses d’ordre juridique mais non gérés par les Etats. A titre d’exemple, il y a eu Coinye, d’abord Coinye West, une crypto-monnaie avec Kanye West à son effigie. Le rappeur a riposté en argumentant qu’il s’agissait d’une violation de son image. Des litiges juridiques se sont suivis, avec une injonction à l’égard de David P. McEnery Jr, responsable de la communication de chez Coinye d’arrêter d’utiliser un nom qui porte à confusion avec celui de la star.

L’inquiétude générée par la nouvelle économie

L’absence d’une réglementation adéquate est préoccupante en raison du gain de popularité des crypto-monnaies et de la demande des changes sur internet depuis 2009 et l’avènement du Bitcoin. L’impact d’une monnaie virtuelle parallèle constitue une menace potentielle pour l’économie globale. En effet, les altcoins sont susceptibles d’être utilisés dans le futur par des cybercriminels non identifiés.

L’absence de législation spécifique rend les crypto-monnaies attirantes vis-à-vis de nombreux internautes en quête de transactions en parallèle, et pourtant cela est aussi à l’origine d’une controverse car elles peuvent devenir un paradis fiscal pour les criminels et  pour les blanchisseurs d’argent.

De plus, l’indépendance de ces monnaies et des transactions par rapport aux systèmes financiers classiques facilitent la dérogation des particuliers au paiement des impôts. En effet, le système d’imposition fonctionne par la déclaration de celui qui reçoit des revenus. Le calcul des réceptions d’argent cryptographique est donc quasi-impossible, de même que leur suivi.

D’autre part, l’absence de révélation de l’identité des acteurs des transactions rend les crypto-monnaies intéressantes pour ceux qui aimeraient blanchir leur monnaie. On s’écarte ici du classique réseau offshore, ils opteront pour les altcoins qui ne sont pas du tout régies par n’importe quelle autorité financière, en tout anonymat de surcroit. Dans les mouvements de bitcoins, il existe déjà des moyens et des ressources mis en œuvre pour les blanchir, de manière à embrouiller les origines et les destinations des transactions. Entre autres, il y a l’usage de destinataires multiples.

Arrestations

Les Etats-Unis ont été témoins de quelques incarcérations en lien avec la monnaie cryptographique. Le plus connu aura été celle de Charlie Shrem, fondateur de BitInstant et vice-président de la Bitcoin Foundation.

Falsifications

En date du 6 août 2013, un tribunal texan, via son magistrat Amos Mazzant, a confirmé l’autorisation d’usage du bitcoin (et d’autres crypto-monnaies) au même titre que la monnaie traditionnelle. Ainsi, il pourrait servir à l’achat de biens et au paiement de services, être utilisé pour vivre, et être échangé contre de la monnaie classique. Il sera donc considéré comme une devise à part entière. De par cette déclaration, la SEC a pu détecter les malversations financières faisant intervenir des bitcoins dans le marché de l’immobilier.

En Chine, un site de traders de bitcoins du nom de GBL a clos brusquement en octobre 2013. Tous ceux qui étaient inscrits n’ont plus pu se connecter à leur compte. Leur perte, calculée en dollars de bitcoins, s’est chiffrée à 5 millions.

En 2014, Mt. Gox, la plateforme de crypto-monnaies, la plus influente a fait faillite, accusant une perte de 473 millions de dollars, soit 750 000 bitcoins, c’est-à-dire 7% du volume existant dans le monde. A l’origine, il y aurait eu un vol. Cette crise fut reprise unanimement par les médias nationaux. Il s’en est suivi d’une diminution du prix du bitcoin de 700$ en moins de 3 mois.

En 2015, au mois de mars, une histoire de fraude a fait des émules aux Etats-Unis. Deux employés des services secrets se sont vus impliqués dans l’enquête sur Silk Road, pour falsification, blanchiment, vol de bitcoins aux utilisateurs au supermarché de la drogue dans le Darknet. Depuis, le site a déjà été clos.

En décembre 2015, une affaire de fraude a été mise sous le jour après le lancement d’Onecoin, une autre crypto-monnaie. Le fondateur du site aurait développé une affaire sur un schéma de Ponzi en impliquant un autre cloud. Les inscrits auraient donc placé leurs crypto-monnaies dans un portail externe comptant des dizaines de milliers d’utilisateurs. La perte s’est chiffrée à 19 millions d’USD.

En 2016, le CEO de Cryptsy a été accusé d’utiliser à l’insu de leurs propriétaires des sommes faramineuses, d’avoir effacé ses traces puis de s’être envolé pour la Chine. Depuis, le site a disparu, après un procès dans un tribunal de la Floride.

L’espace commercial dans le Darknet

L’usage des monnaies cryptographiques dans les transactions du marché noir d’internet est aussi un sujet délicat. L’exemple de Silk Road est un des plus concrets. La première plateforme, close en 2013, a déjà deux déclinaisons homonymes. Sur l’ancienne version de Silk Road, les crypto-monnaies ont servi aux transactions du marché noir, un fait responsable de l’extension de cet espace commercial « sous-terrain ». Après que Silk Road ait été fermé, on a constaté une propagation d’autres petits espaces commerciaux jusqu’à 12%, et une augmentation au double de la vente de produits illicites.

Le marché noir du web vit encore sous la menace de l’illégalité. En effet, la monnaie (dont les Bitcoins) n’est pas encore reconnue dans n’importe quel pays du monde. Les Américains l’ont certes classée d’actif virtuel, mais l’appellation reste équivoque, et la pression est toujours lourde sur les institutions chargées de faire appliquer la législation monétaire internationale, d’autant plus que la vente de substances illicites est fortement lié à ce marché et cette monnaie indomptable.

Vu que les espaces commerciaux du net profond utilisent Tor comme navigateur, il n’est pas difficile de les découvrir via quelques domaines accessibles au public. Les liens menant à ces espaces ne sont donc pas toujours cachés, et les discussions de leurs utilisateurs (notamment en ce qui concerne les produits médicamenteux illégaux) sont faciles à retrouver. Les utilisateurs sont anonymes, et il est difficile de mettre la législation en application. Pour ce faire, il va falloir un mouvement destiné à démarquer le marché noir du reste des commerces individuels. Cette technique pourrait diminuer la fourniture de drogue. Toutefois, dans la course, les trafiquants ont encore beaucoup d’avance vis-à-vis des applicateurs de la loi.

Marché et finances des Crypto-monnaies

L’usage de la crypto-monnaie se fait dans un circuit parallèle à celui des banques traditionnelles et des institutions des Etats. Cette décentralisation est à son commencement, mais elle pourrait très bien évoluer pour prendre la place du système financier actuel (moyens de paiement, argent courant). Le mois de mai 2017 a été une période déterminante sur la connaissance de l’évolution des crypto-monnaies. Il a été noté que la valeur boursière de celles-ci dépassait les 66 milliards de dollars américains, avec un volume journalier au-delà de 2 milliards.

Rivalité intrinsèque de l’économie cryptographique

Durant l’été 2016, on comptait déjà 700 devises virtuelles et plus. L’accès à cette économie est relativement simple car le coût est moindre et tout le monde peut créer des pièces pour se générer des profits.

Pour comprendre le fonctionnement et la croissance de l’économie autour des monnaies cryptographiques, il faut découvrir l’effet-club. La valeur de cette monnaie virtuelle grandit à mesure de l’accroissement de ses possesseurs, donc avec la notoriété qu’elle cultive. Ici, la réussite de la devise va en proportion avec sa renommée. D’après les spécialistes de l’économie, le bitcoin (considéré d’ailleurs comme la plus grande menace en matière de crypto-monnaies) va encore captiver progressivement des utilisateurs, du fait que les réseaux d’échanges s’élargissent. De cette façon, elle pourrait vraiment dominer l’économie.

Les recherches conduites par des enquêteurs de la Net Institute allant de 2013 à 2014 concernaient l’économie cryptographique et les fluctuations des prix avec le temps. Cette étude a porté sur le bitcoin et des altcoins (Peercoin, Namecoin et Litecoin). Le terme d’altcoin désigne seulement une crypto-monnaie identique. Ce sont les monnaies passant après le Bitcoin en termes de volume en présence boursière en ligne, le Bitcoin ayant la majorité estimée à 90%.

La recherche a donc pu conclure que les 4 monnaies perçaient au niveau de l’économie digitale, et ont été développées pour pallier aux failles déjà connues du Bitcoin, et gagner en notoriété dans un univers à la croissance extrêmement accélérée. Mais la recherche a aussi soulevé la question sur la place de la demande en matière d’économie cryptographique, et en termes d’émergence des nouvelles monnaies. Elle s’est notamment orientée sur les effets de la demande dans la construction de l’économie. Deux forces se sont révélées comme ayant un effet sur la demande : la substitution et le renforcement. On parle d’effet de substitution quand les utilisateurs recherchent d’autres alternatives de paiement virtuel face à l’augmentation du coût des Bitcoins, elle-même causée par le développement des utilisateurs. Cela rend difficile la nomination d’une monnaie unique. On parle d’effet de renforcement se définit par la croissance de la demande proportionnellement à l’usage de la monnaie. La monnaie la plus prisée aura alors plus d’utilisateurs (en achat et en vente) et dominera l’économie.

L’ether (ETH) : monnaie d’Ethereum

Ether n’est en aucun cas une innovation. Elle est d’ailleurs une création de Satoshi Nakamoto au même titre que le bitcoin. Cette monnaie est aussi sauvegardée dans la blockchain. Seulement, elle est utilisée par la blockchain Ethereum. Les échanges entre bitcoins et ethers sont donc possibles dans la chaine de blocs et les unités de valeur sont similaires. Le possesseur officiel d’un ether est inscrit de manière digitale dans la blockchain et possède un compte avec une clé transparente.

D’après les inscriptions sur le réseau Ethereum les plus récentes, l’adresse indiquée par 0x2dCA0E449AB646DBdfd393A96662960BcAb5Ae1e est le détenteur de 40 00 ethers au jour de la parution de cet article (aucun échange n’a été fait depuis). Le possesseur du compte a aussi une clé privée, est aussi autorisé à faire des échanges dans un réseau Ethereum afin de modifier le propriétaire de l’actif en ether, de l’utiliser dans un contrat autonome ou d’en créer un neuf.

Les deux crypto-monnaies font partie du mécanisme essentiel pour la marche de leurs chaines de blocs respectives : le détenteur est actif sur le réseau d’Ethereum (pour cela, il doit être en possession d’une machine appropriée et utilise de l’énergie pour la validation des blocs chronologiquement en suivant le principe de la preuve de travail), ainsi, il pourra obtenir de la monnaie en échange, ce qui amortirait le coût de sa participation.

Si des utilisateurs de la plateforme Ethereum aimeraient opérer des ventes et des achats, la mise en route d’un contrat intelligent, ils peuvent régler leurs frais en utilisant l’ether. La valeur à payer sera proportionnelle à la difficulté de la tâche à effectuer.

Nous n’allons pas détailler le mode de calcul, mais le gaz est l’unité de mesure de la difficulté de l’opération. Supposons qu’une tâche d’envoi est assez élémentaire et nécessite 21000 gaz. Ce sont les utilisateurs qui sont à l’origine de la mise en place de ce prix, de manière indirecte. Aujourd’hui, un gaz équivaut à 0.000000002 ether. L’envoi d’ethers coûtera ainsi 0.000021 ether. Si la tâche d’envoi est d’une difficulté plus élevée (nécessitant par exemple l’application d’un contrat intelligent), le coût en gaz, et par conséquent en ethers, sera plus élevé.

On peut donc expliquer la monnaie cryptographique comme étant une unité digitale de compte ressemblant à n’importe quel actif, mais vital pour que la chaine de blocs publique puisse rester opérationnelle.

Les tokens – une globalisation monétaire des actifs digitaux

Avec Ethereum, il est possible de mettre en application des contrats intelligents qui gèrent les autres propriétés digitales que l’on appelle « tokens ». Ce n’est pas une idée récente car Colored Coins l’a déjà essayée sur d’autres monnaies, dont Bitcoins, à travers Counterparty. L’idée consistait à utiliser une chaine de blocs déjà bien en place et sûre, adoptée par plusieurs utilisateurs afin d’y ajouter d’autres inscriptions et comptes, dans un but spécifique.

Il existe par exemple plusieurs tokens que peut diffuser un informaticien :

  • les jetons applicatifs, quand ils servent au fonctionnement d’une application décentralisée spécifique. Ex : un token destiné uniquement à un jeu vidéo (les NXC diffusés par Beyond the Void), un token destiné au paiement pour la puissance de calcul ( le RLC de ec).
  • les jetons de réputation, assurant qu’un utilisateur est crédible (plus de tokens signifierait plus de fiabilité). Ex: les tokens REP d’Augur.
  • le jeton de traçabilité qui correspond à un actif réel (s’il y a transaction, le jeton sera aussi transféré). Ex : Provenance sauvegarde la chaine logistique dans le jeton en mouvement entre les utilisateurs.
  • le jeton de vote, équivaut à une voix en cas de vote. Ex : c’est le cas des jetons de The DAO.
  • le jeton offrant le droit à un dividende correspond à un projet spécifique, et ouvre l’accès aux dividendes de ce projet de manière régulière. Ex : les jetons de The DAO permettaient toujours la perception d’un montant sur les projets auxiliaires. Les jetons DGD diffusés par Digix ou les jetons de TokenCard.
  • celui équivalant à un point de fidélité, était offert à un client pour le fidéliser car il pouvait s’en servir dans les prochains paiements. Ex: les jetons de Plutus développés en tant que points de fidélités et offerts à chaque vente ou achat.
  • le jeton ayant une valeur particulière, comme le token qui vaut un euro. Un jeton ETH-EURO pourrait être conçu pour toujours correspondre à la valeur d’un euro, quel que soit le mécanisme utilisé. Cela a été mis en route par StabL / VariabL.
  • le billet d’entrée ; un jeton pourrait servir de billet d’entrée à une fête. Jusque-là, il n’a pas été appliqué mais une rencontre musicale est prévue à Liepzig en été et cela pourrait bien être concrétisé.
  • le jeton équivalant à un statut. Ce jeton pourrait servir aux membres d’une association ou aux invités à une conférence pour définir leur statut. Ex : les jetons de DAO1901 démontrent que vous faites partie d’une association. Il en est de même des tokens DEVCON2 uniques et propres aux participants.
  • un jeton pour « preuve de possession ou de transfert d’un actif physique », il y a eu un lien entre le jeton et l’actif réel (ainsi un éventuel transfert équivaut à une cession de la propriété). Par exemple, les jetons DGX équivalant à 1g d’or).

Il s’agit ici d’une énumération non-exhaustive. Il est très facile de diffuser des tokens, soit par l’activation d’un contrat intelligent, d’autant plus que l’usage fait à ces jetons dépend du bon vouloir de leur créateur dans le cadre du contrat intelligent. Ethereum est la preuve que l’émission de tokens est très facile, ainsi que leur capacité à fonctionner avec d’autres systèmes, mais aussi la multiplicité des possibilités d’utilisations. Finalement, il est très difficile de différencier la crypto-monnaie du token. Bien que la monnaie cryptographique soit produite par un système basé sur une chaine de blocs publics, le token n’en dépend pas.

En quelques mois, la notoriété du token a beaucoup grimpé, notamment depuis que les ICO (ou initial coin offerings) se sont développés. En clair, un ICO consiste en une vente de jetons préparée par les soins de personnes qui montent un projet. Le token (acquis alors par des bitcoins ou des ethers) servent aux intéressés à régler leur participation au projet. Ainsi, ils pourront obtenir leur part de bénéfices de ce que le projet en ressort.

L’importance (ou pas !) de la valeur de ces actifs

Les tokens sont-ils associés à une valeur intrinsèque ? Qu’est-ce qui pourrait faire augmenter cette valeur ? Les tokens sont seulement une mention sur un registre. Comment estimer la valeur d’un chiffre 1 saisi dans un registre digital, même si ce dernier est une chaine de blocs ?

Afin d’avoir les réponses, il faut se pencher sur le système monétaire traditionnel. Supposons que votre monnaie (1 euro) équivaut à un 1 écrit dans un registre et que ce registre est tenu par votre établissement bancaire, ce dernier étant contrôlé par d’autres entités, que la banque en ligne ou classique a pour rôle de garantir que le « 1 » en question vaut vraiment un euro, donc a cette valeur en créance. Quand vous voyez l’inscription « 1 » au niveau de votre compte en banque, cela signifie que vous êtes le créancier de la banque d’une dette de 1 euro. Aucune valeur n’est applicable à cette écriture si vous êtes sûr que l’établissement et les entités qui le contrôlent ne modifieront pas l’inscription. En vérité, vous ne maitrisez pas la réelle valeur de ce qui est inscrit sur votre compte. En addition, la valeur de cet euro n’est pas identique partout vu qu’il est admis comme outil de paiement dans la frontière économique européenne, et vu que son émission est attribuée à la BCE.

Les crypto-monnaies et les tokens fonctionnent autrement. La transcription du « 1 » sur la chaine de blocs se fait sans qu’il n’y ait aucun médiateur. Aussi, sur la chaine de blocs, le « 1 » est un actif mais n’équivaut pas à une dette de quiconque, et d’aucun établissement bancaire. Le « 1 » correspond à l’actif. Cet actif existe sans dépendre d’une quelconque entité (comme la garantie apportée par les banques pour l’existence de la monnaie fiduciaire). En effet, l’existence des actifs est confirmée par la chaine de blocs. C’est sur elle qu’ils reposent techniquement. Voilà pourquoi la monnaie cryptographique est considérée comme un actif au même titre que les métaux précieux.

La « révolution de confiance » est donc une transition de la confiance portée envers les entités traditionnelles (comme la banque) vers les progrès technologiques. Dès que la majorité des utilisateurs se fient à la chaine de blocs pour maintenir l’existence de l’actif (la crypto-monnaie), puis l’envoyer en toute sécurité, il est envisageable de donner une valeur à l’actif que l’on peut transmettre sans passer par une autorité quelconque. Et l’utilisation n’est pas restreinte puisqu’avec les contrats intelligents, les dApps et les DAO, les actifs ont encore plus de valeur.

On remarquera que les espaces commerciaux où ont lieu les transactions de monnaie fiduciaire contre des crypto-monnaies (et tokens) donnent une valeur dans les faits à quelques monnaies cryptographiques. Par exemple, au moment de l’écriture de ce billet, l’ether vaut 170 € et plus sur des sites de transactions (Kraken), ce qui prouve que les acteurs qui forment le marché attribuent de la valeur au token ETH. Et cette valeur varie selon l’évolution du site d’échanges, mais aussi des incidents (comme par exemple the DAO qui s’est fait hacker, causant un effondrement de son cours).

Toutefois, le token ou la monnaie cryptographique est dépourvue d’une valeur intrinsèque. L’estimation de la valeur est modulée par les possibilités d’utilisation de la monnaie. Cela explique la faiblesse de la valeur des reproductions de bitcoin mais aussi la croissance rapide de celle des ethers (la plateforme Ethereum a connu plusieurs progrès). Depuis qu’Ethereum Alliance a été montée, l’actif Ether n’a cessé de grimper en valeur.

Actifs en développement

Notons que la blockchain reste encore à l’état expérimental. Elle est bien opérationnelle mais elle a encore plusieurs défauts de fonctionnement. En pratique, il y a encore une lenteur de la blockchain, un manque d’efficacité et de rapidité en termes de transactions et une limite d’utilisation. Si le débit du bitcoin est de 7 mouvements de monnaie à la seconde, Ethereum en fait 15. Certes, le système demande une vérification des transactions pour les valider afin d’en assurer la sécurité. Il est responsable d’un ralentissement du traitement des transactions, d’autant plus qu’elles sont d’ordre chronologique et non simultanées. La recherche de solutions à ces contraintes est au stade de conception. Entre autres, le Proof of Stake, les state channels, ont été proposés. Toutefois, le caractère incomplet de ces protocoles pourrait conduire à une tragédie. La chaine de blocs est naturellement solide, cela ne l’exempte pas du risque de tomber en panne. Cela aurait des conséquences catastrophiques vu que les transactions quotidiennes comptent pour 2 milliards $, notamment sur la valeur de la base de données et des actifs.

Conclusion.

Nous souhaitons que ce billet ait donné suffisamment d’explications et d’informations sur la crypto-monnaie et son usage. Elle est actuellement dans un cadre exploratoire et sans contraintes d’utilisation. Toutefois, le système pourrait très bien marcher et surpasser l’usage de la monnaie traditionnelle, surtout si une crise économique apparait et causerait la fin de la monnaie fiduciaire. C’est certainement la raison pour laquelle la monnaie cryptographique est encore acceptée par les autorités bien qu’elle ne soit pas bien perçue par les têtes dirigeantes. Rappelons que l’autorité centrale se concentre avant sur la monnaie, car c’est son moyen de maintenir la population sous son pouvoir. Sans elle, il perdrait son contrôle sur le monde.

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